Film « Le Rossignol »

Samedi 4 juillet 2026, projection du film "Le Rossignol" de Christian Chaudet au théâtre Georges Madec.

Le samedi 04 juillet 2026

  • Horaires À 20h30

  • Localisation

    Théâtre Georges Madec
    1, rue Henri-Sergent
    29770 Audierne
  • Contact(s)

Samedi 4 juillet 2026, projection du film Le Rossignol de Christian Chaudet au théâtre Georges Madec.

Billetterie disponible dans le bureau de l’office de tourisme d’Audierne et par téléphone.

Un conte d’aujourd’hui 
S’introduisant une nuit dans l’atelier de poterie de son grand-père, un jeune garçon découvre un vase de taille inhabituelle. Fasciné, l’enfant
s’approche, touche la terre cuite encore chaude qui – miracle ou sortilège ? – se change d’un coup en une magnifique porcelaine de Chine. Aussitôt, derrière les grands arbres d’émail bleu, apparaît le sampan d’un pêcheur…

Ainsi commence l’histoire – tout en musique – du Rossignol : le rêve éveillé d’un enfant au pays des Objets de l’Art chinois, des portables et des webcams.

Afin de satisfaire au caprice d’un Empereur que l’on ne vénère plus que par tradition, un Chambellan, très épris des nouvelles technologies qui l’investissent d’un nouveau pouvoir, fait rechercher – sur Internet – un petit Rossignol « de rien du tout », doué pourtant d’un chant extraordinaire et qui vit quelque part en liberté, parmi les artistes et les petites gens.

Bientôt retrouvé grâce au portable d’un petit Prince plutôt dégourdi, l’Oiseau est ramené sous bonne escorte au « Palais de Porcelaines », transformé pour l’heure et contre tout protocole en plateau de variétés. Faisant fi de la débauche de lumières et d’effets spéciaux qui tentent désespérément d’en faire un phénomène de prime time, l’Oiseau, par son seul chant, réussit à provoquer un instant de grâce imprévu qui tire des larmes à l’Empereur et enraye la retransmission ! Sentant le show lui échapper, le Chambellan se ravise et annonce sur-le-champ
l’entrée d’un volatile fictif – haut en couleur – dont les excentricités vulgaires réussissent à retourner l’applaudimat en sa faveur. Se sentant trahi, le Rossignol s’enfuit. L’Empereur bannit l’insolent à la satisfaction du Chambellan.

Après plusieurs années, tandis que l’on procède à l’étiquetage et à la saisie des porcelaines du palais, l’Empereur se meurt dans sa lanterne oxydée sous le balayage incessant des caméras de surveillance. Ayant perçu l’appel de l’Empereur, le Rossignol réapparaît et, de son chant incomparable, le libère de la Mort et le réhabilite au milieu de ses porcelaines retrouvées.

150 ans après…

Devenu film par son adaptation, l’opéra de Stravinsky nous ramène mine de rien au conte d’Andersen ; un conte qui, 150 ans après, doit transmettre intactes sa féerie, sa morale, son universalité. Aujourd’hui, chaque peuple, chaque culture doit s’y retrouver, quels que soient ses rossignols, ses empereurs, ses chambellans. À l’heure où les images , sont en guerre, ce Rossignol, qu’Andersen voulait « qu’on se hâte de l’écouter avant de l’oublier », doit plus que jamais trouver une nouvelle résonance face aux autodafés sournois qu’engendre de nos jours la « démocratie de la collectivité ». Et ce film doit en être l’écho.